Deux romans jeunesse à découvrir

Voici un mois et demi que je me suis mise un peu en retrait de l’écriture, ayant eu à gérer simultanément notre mariage, les fêtes de fin d’année, ainsi que la naissance à la maison de sept petits chiots absolument adorables, mais qui nous ont bien occupés !!

un échantillon de nos petits monstres

Ajoutez à ça une soudaine envie de me plonger dans une ou deux séries Netflix, il n’en fallait pas plus pour que je délaisse ma plume et mon clavier… J’ai heureusement réussi à voler par ci par là quelques instants de lecture, et voici enfin le moment de faire le compte-rendu de mes quelques découvertes littéraires.

Je commence aujourd’hui par deux romans jeunesse, tous deux plébiscités par mon Elise, qui est en 6e. Ils sont accessibles dès l’âge de 10 ans, et plairont autant aux garçons qu’aux filles… Ce sont des premiers tomes, ils ont donc l’avantage de faire durer le plaisir même après la dernière page!.

J’apprécie particulièrement le souci de leurs auteurs d’écrire dans une langue soignée et riche, qui ne manque pourtant ni de rythme ni d’accessibilité, et qui prouve bien que malgré une fâcheuse propension de certains éditeurs actuels à appauvrir la littérature jeunesse contemporaine, que ce soit dans la forme ou dans le fond, on trouve encore des auteurs pour enfants capables de promouvoir la beauté de la langue à travers le merveilleux, la réflexion ou la culture historique.

La rivière à l’envers, de Jean-Claude Mourlevat – tome 1 : « Tomek » – livre de poche

Voici un classique daté déjà d’une vingtaine d’années, que j’ai découvert le mois dernier avec Elise lorsqu’elle l’a étudié en classe, et qui visiblement est assez prisé des professeurs de collège (niveau 6e) . A mon avis il peut convenir à de bons lecteurs dès l’âge de 8 ou 9 ans.

« La rivière à l’envers » est un conte, un récit initiatique sur fond de contrées lointaines et de merveilleux, dans lequel on suit les aventures de Tomek, un jeune orphelin qui tient la petite épicerie de son village. Tomek s’ennuie, dans ce lieu isolé où son seul compagnon est un vieillard qui lui tient lieu de famille. Un jour, il rencontre Hannah, de passage dans son épicerie, elle lui parle de la rivière Qajar, une rivière qui coule à l’envers et dont l’eau empêche de mourir. La curiosité en éveil, tenant enfin un prétexte pour partir à l’aventure et surtout, hanté par le souvenir de la douce Hannah, notre jeune héros part, seul, à la recherche de cette mystérieuse rivière dont personne n’est jamais revenu pour dire si elle existait vraiment. Et nous voici embarqués dans une suite de péripéties fantastiques, où l’on rencontre tour à tour de dangereux ours aveugles et gigantesques, d’étranges personnages qui maîtrisent le secret des fleurs et de leurs parfums, des marins courageux prisonniers d’une île mystérieuse…

Construit sur la forme classique du conte, ce récit plein de de fraîcheur transporte l’imagination, d’aventure en découverte merveilleuse, servi par des personnages aux sentiments tendres et nobles, et avec en filigrane, une réflexion pertinente sur la mémoire, le souvenir et le prix de l’existence. Une jolie lecture.

Le mystère Dédale, de Richard Normandon – (Les enquêtes d’Hermès, tome 1) – éditions Folio Junior

Voici une excellente façon de découvrir, ou d’approfondir, la mythologie grecque, à travers des enquêtes policières qui mettent en scène les divins hôtes du mont Olympe… C’est Hermès, le dieu messager, qui fait office de détective.

Dans ce premier volet, Dédale, le célèbre architecte auteur du Labyrinthe dans lequel sévissait le Minotaure, a été retrouvé assassiné. De Sicile en Afrique, en passant par Athènes et par la Crète, sans oublier les Enfers gardés par le dieu Hadès et son Cerbère, Hermès mène l’enquête sans relâche, n’épargnant aucun de ses comparses olympiens. On y côtoie Aphrodite, Héphaïstos ou encore Apollon, chacun campé dans un quotidien fantaisiste mais fidèle aux attributs qu’on leur connaît habituellement, et si le trait est parfois un peu forcé, il a le mérite de mettre en lumière et rappeler ces différentes personnalités qui ont fait l’œuvre mythologique.

Le livre est bien écrit, la langue est recherchée et le style vivant, l’intrigue fonctionne bien pour ce premier épisode. C’est un plaisir de découvrir ce livre qui allie le divertissement et une solide érudition, en conservant la part belle au suspense et à l’humour.

A lire dès 10 ans, ou avant en fonction du niveau de lecture, mais attention aux jeunes âmes sensibles, il y a quelques cadavres disséminés et les dieux grecs ne sont pas vraiment réputés pour leurs manières tendres…!

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